Enseigner sous la pression des islamistes

Doyen de la Faculté des Lettres de l’Université de Tunis-La Manouba, Habib Kazdaghli est une figure connue du combat en faveur des droits de l’Homme et de la laïcité en Tunisie. Le 21 mars 2012, il est venu témoigner à l’Université libre de Bruxelles des violences commises par les islamistes sur les enseignants et les étudiants de son université.

Habib Kazdaghli subit la pression religieuse intense qui pèse sur le monde académique en Tunisie depuis qu’il a refusé de céder aux pressions d’un groupe salafiste de partisans du niqab qui ont occupé durant plusieurs semaines les locaux de la faculté qu’il préside. Les enseignants et les étudiants y font l’objet de violences répétées, d’agressions physiques, d’obstructions au déroulement des cours et examens.

Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il analyse les troubles qui visent l’Université en Tunisie et revient également sur les bouleversements que connaît son pays depuis la chute de Ben Ali.  

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