Quelques petites nouvelles d’Israël que vous n’avez peut-être pas lues ailleurs
Il était un frère à Obama…
Un des bons côtés quand on se marie plusieurs fois, c’est qu’on a la possibilité d’avoir des enfants très différents. Prenez Barack Hussein Obama Senior (1936-1982). Cet homme-là, par ailleurs kényan, économiste, haut fonctionnaire de son pays, de religion musulmane mais athée, a convolé en justes noces quatre fois.
Il a eu sept enfants dont un qui fait une assez jolie carrière aux Etats-Unis. Mais celui qui nous intéresse, c’est le benjamin, Mark. Mark Okoth Obama Ndesanjo de son nom complet. Vous n’allez pas le croire, mais sa mère s’appelait Ruth Nidesand et il est donc juif comme vous et moi (Oui bon. Comme moi, en tout cas).
Un garçon qui a eu une vie intéressante : déjà, comme il l’a écrit dans son autobiographie, il a été un enfant battu par son père qui était, selon lui, alcoolique et violent. Après le divorce de ses parents, il a étudié et travaillé aux Etats-Unis. En 2002, il s’est s’installé à Shenzen, en Chine, a appris le mandarin et épousé une Chinoise.
Et, ah oui, c’est aussi un Juif pratiquant. Il s’est rendu voici peu en Israël où il a rencontré Yona Metzger, le Grand Rabbin ashkénaze du pays. Il lui a demandé une bénédiction pour lui et sa mère qui vit toujours au Kenya.
En passant, le rabbin lui a demandé d’intervenir en faveur de Jonathan Pollard, un Juif américain condamné en 1987 à la prison à perpétuité pour espionnage en faveur d’Israël. Non seulement les voies de l’Eternel sont impénétrables mais en plus, elles sont d’un compliqué, de nos jours…
Ah, les braves gens
La semaine passée, un groupe de rabbins de l’obédience Habad-Loubavitch a dénoncé avec violence un des leurs qui s’était permis de participer à une cérémonie officielle organisée par l’Etat d’Israël.
Le Rabbin Shimon Rosenberg, dont la fille a été tué lors des attaques terroristes de Mumbaï (Inde-novembre 2008), avait en effet accepté d’allumer une des douze torches du souvenir pour les « victimes des guerres et des opérations de haine » lors des commémorations qui précèdent les fêtes de l’Indépendance.
Un scandale aux yeux de ces religieux qui, pour mémoire, s’opposent à l’existence même d’Israël et lui dénient toute légitimité. Pour être en parfaite cohérence avec leurs idées, ils refusent bien sûr aussi tout subside ou aide matérielle de cet Etat impie. Non ?
Jeunes Sépharades pour la paix
C’est une bien intéressante « lettre ouverte » que vient d’écrire un groupe de 76 jeunes Israéliens d’origine sépharade. Cette missive qui s’adresse aux jeunes qui participent au « printemps arabe » a été publiée sur plusieurs sites internet.
Ils commencent par proclamer leur solidarité avec leurs luttes en revendiquant avec fierté leurs origines et leur culture judéo-arabes. Une culture qu’ils revendiquent d’autant plus fort qu’elle a été niée par les Ashkénazes, les Juifs d’Europe.
C’est d’ailleurs toujours le cas, affirment-ils, puisqu’aujourd’hui encore, 98% du budget du Ministère de la Culture est dédié aux Ashkénazes. On voit par là que, même si on n’en parle plus guère, les blessures et humiliations qu’ont subies les Sépharades lors de leur arrivée en Israël ne sont toujours pas cicatrisées.
Quoi qu’il en soit, ces jeunes se proposent de reconstruire les ponts brisés entre Juifs et Arabes lors de la création d’Israël, en 1948. Ils prônent donc la fin de l’occupation des territoires et la création d’un Etat palestinien, mais aussi la disparition des « murailles de racisme » qui séparent les citoyens arabes et juifs d’Israël.
« Evidemment, nous sommes très minoritaires », concluent-ils. « Mais il faut bien commencer quelque part. Et nous sommes convaincus que nous avons un rôle positif à jouer pour l’avenir d’Israël et de toute la région ». Ils affirment aussi avoir reçu des réponses encourageantes de jeunes Arabes. A suivre, qui sait ?
Négocier avec le Hamas ? Pourquoi pas ?
Telle est l’opinion du président israélien Shimon Peres dans une interview au site internet du quotidien Yediot Aharonot. (10/5) : « Dans toute négociation, chaque partie veut prouver aux siens qu’elle est forte, agressive et ne veut renoncer à rien », a-t-il expliqué. « Mais les dirigeants savent au fond d’eux-mêmes qu’ils n’ont pas le choix et qu’il faut faire la paix (…) C’est pourquoi il faut faire la différence entre les apparences et le potentiel caché ».
Shimon Peres a encore rappelé que lorsque, au début des années 90, il avait engagé des négociations secrètes avec Yasser Arafat, « on me disait que cela n’aboutirait à rien et aujourd’hui, je pense la même chose à propos du Hamas. Mais tout peut arriver, car le Hamas a aussi des problèmes et n’est pas si fort ».
]]>