Israël au coeur de la JJL

Après une dizaine d’années, le Mahane Israël a (enfin) fait son retour à la JJL. Il y a trois ans que ce projet a été relancé par le directeur de la Maison des Jeunes, alors nouvel arrivant dans la grande famille du CCLJ, Mikha Weinblum. Dès la première édition (en 2009), le Mahane Israël connut un franc succès. Cette année, nous n’attendons pas moins de 25 participants. Au moment de la mise en place du Mahane Israël, une autre nouveauté a vu le jour à la JJL : nous avons instauré une nouvelle « journée spéciale » annuelle, le Yom Israël. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un samedi intégralement consacré à Israël, tous domaines confondus : culture, histoire, politique, langue, nourriture etc. En plus d’être une magnifique opportunité pour aborder le thème d’Israël avec les jeunes, c’est aussi l’occasion d’inviter les parents afin d’échanger quelques propos autour d’un succulent buffet. Bien entendu, Yom Israël et Mahane Israël sont étroitement liés; le premier permet de récolter des fonds pour le second.

Le Mahane Israël a lieu tous les deux ans et ne concerne que les madrihim (moniteurs). Ceux-ci s’envolent pour trois semaines durant lesquelles ils visitent le pays et découvrent la culture israélienne, ville par ville. Ils participent à toutes sortes d’activités, en groupe ou avec d’autres jeunes israéliens.
Ce voyage est très important dans le parcours d’un enfant à la JJL et nous avons décidé de remettre ce projet sur pied pour plusieurs raisons. La première, la plus évidente, est de permettre aux madrihim d’acquérir de nouvelles connaissances sur Israël, à travers les visites et les séminaires auxquels ils prennent part. Par ce biais, nous espérons leur fournir de nouveaux moyens pour parler d’Israël à leurs haverim (enfants). Ce Mahane Israël permet aussi la cohésion du nouveau groupe de madrihim qui formaient auparavant deux groupes distincts. Aussi, ce Mahane reste le moment propice à la préparation de l’année JJL à venir.
On aime Israël
Chaque année, la nouvelle équipe madrihim apporte ses idées, ses projets et ses nouveautés à la JJL (et ce n’est pas peu dire !). Cependant, une chose reste toujours présente, quelle que soit l’équipe madrihim en place. Il y a un véritable désir des madrihim de transmettre à leurs haverim les expériences qu’ils ont vécues en Israël. Et ils le font de plusieurs manières et à plusieurs occasions, lors de peoulot (activités en groupes d’âge) ou de grands jeux. Les madrihim parlent tant de ce qu’ils ont aimé sur place que de qu’ils ont moins apprécié. Pour eux, Israël doit continuer d’évoluer dans la voie qui leur semble être la bonne, celle de la paix.
A la JJL, on aime Israël et on soutient le pays autant que possible. En effet, par le passé, nous avons organisé plusieurs activités en faveur d’Israël. Par exemple, lors du premier Yom Israël de la JJL en 2009, nous avons collaboré avec une association belge pour envoyer des mots d’encouragement à Guilad Shalit, alors détenu depuis déjà trois ans à Gaza. Nous avons aussi mis sur pied un concours de dessins pour la paix en 2008. Cela dit, nous ne sommes pas toujours d’accord avec ce qui se dit en Israël ou ce qui s’y passe. C’est pourquoi, dès que l’occasion se présente, nous en parlons entre nous ou avec d’autres personnes ouvertes au dialogue, en échangeant et en confrontant nos idées. C’est là notre règle d’or : nous ne fermons jamais la porte aux débats, peu importe le sujet sur lequel ils portent car l’esprit critique est une valeur ancrée au plus profond de notre mouvement.
Voilà, c’est dit : la JJL critique Israël, mais pour nous, cela ne signifie qu’une chose : nous sommes attachés à ce pays et ce qui s’y passe soulève constamment notre intérêt, parfois même notre inquiétude ou notre regret. Quoi qu’il en soit, Israël est présent au cœur de notre mouvement, et tous les projets que nous avons déjà institués ne peuvent qu’en témoigner. Cela peut paraître anodin, tellement nous y sommes accoutumés, mais la culture israélienne reste omniprésente à la JJL. Il suffit de passer un samedi chez nous pour le remarquer : chants, danses et vocabulaire israéliens font partie de notre quotidien.
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