Israël en forme au Festival de Cannes

Pas moins de cinq films et un documentaire. Le cinéma israélien est arrivé en force au 67e Festival de Cannes, une preuve supplémentaire, s’il en fallait, de sa vitalité depuis une décennie.

Finies les décennies de vaches maigres durant lesquelles Israël produisait péniblement une quinzaine de films par an, des navets pour la plupart. Rien qu’en 2013, il s’en est tourné 38 qui ont quasi tous trouvé leur public en Israël comme à l’étranger.

Et le public israélien, qui boudait un peu le cinéma (8 millions de places vendues en 2005, surtout pour les grosses productions américaines) y est revenu tant la qualité est montée en proportion de la quantité. Du coup, en 2013, le nombre de tickets à bondi à 14 millions.

Un chiffre respectable pour un pays qui ne compte que  8 millions d’habitants… Même succès hors de l’Etat juif.  Le cinéma « made in Israël » a de plus en plus la cote dans les grands festivals internationaux comme dans les salles obscures.

Un big bang qui a commencé en 2000 lorsque le ministère de la Culture a donné un sérieux coup de pouce financier à la réalisation de films. Dès l’an suivant, un film israélien, le « Mariage tardif » de Dover Kossashvili cartonnait pour la 1ère fois dans le monde entier.

Cela n’a pas cessé depuis au point qu’il est quasi impossible de citer tous les grands succès israéliens dont les réalisateurs, comme ceux des séries télévisées d’ailleurs, sont « en phase » avec le public et produisent des œuvres aussi percutantes qu’originales

A Cannes, aujourd’hui ; dans nos cinémas bientôt  

-Catégorie « Un Certain Regard : «Loin de mon père » de la réalisatrice Keren Yedaya, (Caméra d’Or en 2004), une histoire d’inceste entre un père et sa fille

-« Semaine de la critique » : « Self Made » de Shira Geffen, une Israélienne et une Palestinienne échangent leurs vies à un check point

– Idem : « L’Institutrice »  de Nadav Lapid, elle a parmi ses élèves un enfant doté d’un don extraordinaire pour la poésie.

– « Quinzaine des réalisateurs » : « Gett, le procès de Viviane Amsalem », de Ronit et Shlomi, Elkabetz, le divorce religieux est une guerre.

– Idem : « Next to her » d’Asaf Korman, une jeune femme élève sa sœur handicapée mentale jusqu’à ce que…

-« Cannes classics » : «The Go-Go Boys: the inside story of Cannon films », un documentaire d’Hilla Medalia, sur les producteurs de films Menahem Golan et Yoram Globus,

– Et, si déjà, dans la « Cinéfondation »  (films d’étudiants en cinéma) : « The Visit » d’Inbar Horesh,

On notera que cinq de ces sept œuvres sont réalisées par des femmes… 

]]>