La justice donne définitivement raison à Charles Enderlin

Philippe Karsenty est un calomniateur de mauvaise foi. Tel est le verdict de la justice française. Un constat qui a sévèrement déstabilisé ses partisans, lesquels hésitent entre déni, tortillements intellectuels et incantations.

Le jugement est lapidaire : oui, Philippe Karsenty a diffamé Charles Enderlin en prétendant que son reportage de septembre 2000 était une « supercherie ». Et non, Karsenty n’a pas « agi de bonne foi ». Moyennant quoi, il est condamné à 7.000 € de dommages-intérêts.

Tel est le verdict qu’a rendu ce 26 juin, la Cour d’appel de Paris  et qui clôture le procès en diffamation que France 2 et le chef du bureau de la chaîne à Jérusalem, Charles Enderlin avaient intenté à Ph. Karsenty en 2005.

Cette sentence donne donc raison à tous ceux  qui ont soutenu Ch. Enderlin contre le torrent de boue et de haine sous lequel une certaine droite a tenté de le noyer. Elle confirme qu’il est bien un journaliste honnête, sérieux et respectueux de sa déontologie.

 Elle laisse aussi KO debout ses détracteurs, réduits à des raisonnements qui auraient enchantés les surréalistes. Ainsi, même s’il a gagné le procès , « Enderlin s’est condamné lui-même, il est condamné à être l’ami de tous les antisionistes, les  anti-Israéliens, les antijuifs, »**

Ou cet autre*** qui assure : « Philippe Karsenty a bien gagné malgré un dernier rebondissement. Il n’a pas gagné face à un journaliste de France 2. Peu importe. Il a gagné parce qu’il a démontré que F2 avait une lourde part de responsabilité dans la destruction de l’image d’Israël »

Ou sur le site Causeur ****, Luc Rosenzweig expliquant qu’il existe plusieurs Karsenty et donc que : « C’est le Karsenty imprécateur de 2004 qui a été condamné, et non le Karsenty de 2013, qui est parvenu, à force d’opiniâtreté, à faire surgir une vérité maintenant reconnue »  

Quant au principal intéressé, Ph. Karsenty, il semble avoir compris que cette affaire ne lui donnerait pas le destin national dont il rêvait : de fait, en 2002, il avait obtenu 1.118 voix en se présentant comme député en France.

Dix années de discours complotistes et paranoïaques, si elles lui ont donné une petite autant que douteuse notoriété, ne lui ont permis d’engranger  2.084 voix (moins du double) lorsqu’il s’est présenté en 2012 comme député des Français de l’étranger

Du coup, celui qui affirmait encore fin mars 2013 : « Je n’ai de limite ni de temps, ni d’argent. C’est un combat pour l’histoire et pour la démocratie » hésite à aller en cassation. « Mon objectif n’est pas de continuer le combat sur le terrain judiciaire » vient-il d’affirmer.

Alors que va faire celui dont « le seul combat,  c’est la vérité » ? D’abord, passer de ce qu’il présentait comme une argumentation à l’incantation pure et simple : « Ce reportage a été bidonné du début jusqu’à la fin. On le sait, tout le monde le sait » (26/6/2013)

Il a aussi le projet d’écrire un livre, qu’on ne saurait trop lui conseiller de terminer en vitesse, tant que quelqu’un se souvient encore de son nom. Pour le reste, il s’intéresse à présent « aux livres d’histoire ».

En cela, il n’a pas tort. Les historiens parleront encore longtemps de Philippe Karsenty après que l’Affaire Dreyfus ait été complètement oubliée. Mais pas avant.

*Ce site a évoqué en long et en large cette affaire A. Pour s’y référer, il suffit de taper « Al Dura »,  « Charles Enderlin » ou « Philippe Karsenty » sur notre moteur de recherches.

**http://jssnews.com/2013/06/27/enderlin-ou-comment-devenir-anti-sioniste/

***http://www.israelvalley.com/news/2013/06/27/40457/le-karsentisme-est-ne-mon-seul-combat-c-est-la-verite

http://www.causeur.fr/karsenty-dura-enderlin,23195

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