La valse diplomatique et économique entre Israël et la Belgique

Alors que Benjamin Netanyahou a annoncé qu’il suspendait le rôle de l’Union européenne dans le processus (inexistant) de paix israélo-palestinien, le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a décidé de reporter sa visite en Israël et dans les territoires palestiniens, même si les trois régions du pays ont maintenu leur mission économique en Israël !

Israël a annoncé dimanche qu’il suspendait les contacts avec l’Union européenne sur le conflit palestino-israélien, en réponse à l’étiquetage des produits originaires des colonies israéliennes dans les Territoires occupés décidé par Bruxelles.

Dans un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères, il est précisé que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a ordonné la suspension des contacts diplomatiques avec les institutions de l’Union européenne et ses représentants sur cette question.

Cette annonce intervient suite à la décision de la Commission européenne concernant la notice interprétative sur l’indication d’origine des marchandises en provenance des Territoires occupés par Israël depuis juin 1967, à savoir la Cisjordanie et le plateau du Golan.

Ce petit jeu diplomatique ne s’arrête pas là puisque le Vice-Premier et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a décidé le 1er décembre 2015 de reporter sa visite en Israël et dans les territoires palestiniens qu’il devait effectuer du 5 au 8 décembre prochain en Israël et dans les territoires palestiniens.

La réaction de Didier Reynders fait suite à la décision du Premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahou, de suspendre les contacts avec l’Union européenne sur le processus de paix au Moyen-Orient, et « au vu de l’impact de cette décision sur le programme de la visite de Didier Reynders ».

Le ministre belge des Affaires étrangères a confirmé le 2 décembre 2015 à l’Ambassadeur d’Israël en Belgique sa décision de reporter sa visite à une date ultérieure et a fait savoir qu’il regrettait, « par la même occasion, de devoir reporter ses contacts avec ses interlocuteurs palestiniens ».

Toute cette agitation n’a pas empêché le maintien d’une mission entrepreneuriale menée actuellement par les trois agences régionales (FIT pour la Flandre, AWEX pour la Wallonie et BIE pour la Région bruxelloise) et placée sous le leadership de BIE (Bruxelles Invest & Export).

Il faut se réjouir du maintien de cette mission économique multisectorielle, mais non ministérielle, car elle passe par Israël et les territoires palestiniens (Ramallah) et vise des activités civiles en technologies de l’information et de la communication (TIC), en développement numérique urbain (« smart cities ») et en équipement numérique aux soins de santé. 

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