Le Likoud de Benjamin Netanyahou et Kahol Lavan de Benny Gantz sont à égalité après le dépouillement de la quasi-totalité des votes lors des élections législatives organisées le 17 septembre 2019.
Après plus de 92 % des bulletins dépouillés, les partis des deux rivaux obtiennent chacun 32 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement israélien, et ne parviennent pas, avec leurs alliés respectifs, à franchir le seuil des 61 députés pour obtenir une majorité.
C’est précisément dans cette brèche qu’un troisième parti peut jouer un rôle déterminant : le parti russophone laïque de droite Israël Beteinou. Son chef de file, Avigdor Liberman est présenté comme le faiseur de roi.
A l’origine de la chute du gouvernement Netanyahou en novembre 2018 et ayant aussi refusé les offres de Netanyahou après les élections d’avril 2019 de rejoindre une coialition avec les partis religieux, Liberman rejette toute discussion avec Netanyahou et Gantz tant qu’ils n’acceptent pas ses requêtes. Il a déclaré être en faveur « d’un gouvernement d’union nationale, large et libéral » composé de son parti, du Likoud et du parti centriste Bleu Blanc de Benny Gantz, précisant qu’il s’agissait de « la seule option possible ».
Entretemps, des responsables du Likoud ont pris contact avec le leader travailliste Amir Peretz afin de le convaincre de rejoindre une coalition aux côtés des partis ultra-orthodoxes et du parti nationaliste religieux pro colons Yamina. Peretz a rapidement décliné l’offre, affirmant qu’il souhaitait « le remplacement de Netanyahou ». Il s’était d’ailleurs rasé célèbre moustache durant la campagne pour insister qu’il ne s’allierait pas avec le Premier ministre sortant.
]]>