Le Magen David Adom Belgium, ou comment aider Israël

Avec un nouveau comité « jeune et dynamique » et un nouveau site internet, l’antenne belge du Magen David Adom (MDA) mise sur une plus grande visibilité pour faire connaitre ses actions et augmenter sa collecte de fonds. Ses réalisations concrètes ont facilement convaincu la direction israélienne de faire le déplacement jusque Bruxelles.

« Beaucoup de gens ne savent pas qu’on existe, et pourtant aujourd’hui, nous sauvons également des vies en Belgique », affirmait en juin dernier la présidente du Magen David Adom Belgium, Anat Schwarzwald. Implanté depuis de longues années en Belgique, le comité belge de l’organisation israélienne s’est particulièrement activé ces derniers mois dans les écoles juives et les centres communautaires où, grâce à l’aide de la Fondation Simon et Lina Haïm, il a placé quelque 18 défibrillateurs, en assurant la formation d’une centaine de personnes à l’utilisation de la machine et aux premiers gestes qui sauvent. Le 19 juin 2013, un cours de secourisme ouvert à tous était également proposé à une soixantaine d’inscrits. Compte tenu de son succès, il reprendra en septembre. Dans un autre registre, une campagne de distribution d’éthylotests customisés MDA a été mise en place lors d’événements communautaires. Un moyen supplémentaire de communiquer sur l’organisation.

A la mi-juin, le directeur général du Magen David Adom, Eli Bin, et son adjoint Alon Friedman n’ont pas hésité à faire le déplacement pour se rendre compte sur place des actions des Amis belges. « Nous sommes très fiers de ce qui se développe ici en Belgique », nous confiait Ilan Klein, directeur du bureau francophone et chargé des relations internationales, qui les accompagnait. « Nous venons aussi montrer que ce soutien de la communauté juive de Belgique trouve des résultats concrets en Israël, et que ces résultats sont pour nous une question de survie, cet argent nous permettant d’être actifs au quotidien ».

Avec la collecte de fonds belge obtenue en 2013, le Magen David Adom prévoit l’achat de deux scooters médicalisés, « qui serviront à notre unité de premiers intervenants », se réjouit Ilan Klein. « Nous avons 3.000 bénévoles en Israël qui possèdent un bipeur géolocalisé. Dès qu’un appel à l’aide est envoyé au numéro 101, les cinq personnes les plus proches reçoivent un signal. L’utilisation des scooters médicalisés raccourcit le délai d’intervention. Le bénévole arrive ainsi en 2-3 minutes avec tout l’équipement médical nécessaire, défibrillateur et sac de réanimation ».

Premiers soins gratuits

Présents dans 15 pays, les Amis du Magen David Adom apportent à l’organisation israélienne un tiers de son budget, permettant l’achat d’ambulances, de scooters, de défibrillateurs, poches de sang et autre matériel, « pour être meilleurs, toujours plus rapides et plus efficaces sur le terrain », poursuit Ilan Klein. « Nous voulons cette année ouvrir un nouveau service qui nous permettra d’envoyer directement sur le terrain paramédicaux et infirmiers anesthésistes. Nous comptons 150 scooters, dont 10 médicalisés (avec les deux nouveaux scooters belges) ». En sachant, à titre informatif, que le prix d’un tel scooter est de 25.000 €, celui d’une ambulance de 80.000 € et d’un défibrillateur de 1.500 €.

Un petit plus qui peut faire la différence : tout don à partir de 125 €/an donne droit à une carte de donateur. « Grâce à celle-ci, toute personne qui voyage en Israël peut bénéficier lors de son séjour des premiers soins du MDA gratuits », précise Ilan Klein, qui n’oublie pas de rappeler aux vacanciers que leurs dons de sang restent toujours les bienvenus, le nombre de donneurs israéliens diminuant pendant cette période. Avec 12.000 bénévoles, 1.600 employés et 120 centres de dispatching répartis dans le pays, le Magen David Adom gère en effet aussi la Banque nationale du sang qui récolte chaque année quelque 300.000 unités.

Enfin, dans le cadre du Programme Massa, un programme de volontariat de deux mois est proposé aux jeunes de 18 à 25 ans. Rassemblant chaque année 500 bénévoles venus de la Diaspora, il comprend 10 jours de formation et cinq semaines de stage en ambulance. « Cela montre une fois encore que le sauvetage des vies n’a pas de frontière », affirme Ilan Klein. « Nous constatons d’ailleurs qu’une fois rentrés, ces bénévoles s’investissent souvent dans leur propre pays pour secourir les gens ».

Plus d’infos : 02/318.12.48 ou www.mdabe.org

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