Le « tonneau de la terreur » est-il vide ?

Pour Israël, c’est une excellente nouvelle : pour la première fois depuis le début de la seconde intifada, l’Etat juif n’a plus de terroristes à rechercher dans le nord de la Cisjordanie. Et quelques-uns seulement, mais d’importance mineure, dans le sud. Tous les autres ont été arrêtés ou abattus. 
 
De l’avis général là-bas, ces bons résultats ont été obtenus grâce à la « barrière de sécurité », à l’efficacité des forces israéliennes et à une coopération accrue avec l’Autorité palestinienne. Certains y voient la confirmation d’une prédiction de l’ex-chef du Shin Bet, Avi Dichter. Celui-ci avait estimé en 2004 que le « tonneau de la terreur » avait un fond et qu’il était donc possible de le vider.
 
Mais, comme plusieurs officiers supérieurs de Tsahal, on serait plutôt enclin à penser que, si tonneau il y a, c’est plutôt celui des Danaïdes. Non sans d’épuisants efforts, Israël est parvenu à raser la pointe de l’iceberg. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, tant que les Palestiniens n’auront ni présent ni avenir, qu’ils n’auront rien à gagner ni à perdre, le terrorisme renaîtra. Une nouvelle génération s’y prépare déjà. Israël fait bien de se (ré)jouir de ce répit. Il risque d’être bref.
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