Le Train des 1.000

Mille jeunes, un train, une destination : Auschwitz. Non, cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un « canular » antisémite, mais d’une belle initiative de l’Institut des vétérans-INIG, de la Fondation Auschwitz et de la FIR : un voyage de 23 heures en train, des visites à Auschwitz-Birkenau, Cracovie, des rencontres avec des survivants des camps et des soirées culturelles organisés pour commémorer le 8 mai 1945.

Un programme chargé attend les participants au Train des 1.000. Les Belges ont quitté la gare de Schaerbeek le 5 mai 2012. En chemin, ils ont été rejoints par des jeunes provenant d’une dizaine de pays européens (dont l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Russie). Ce 8 mai, le jour de la capitulation de l’Allemagne, les 1.000 jeunes participent à une cérémonie internationale. Le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, a par ailleurs marqué de sa présence cette cérémonie.

Le périple se terminera le 10 mai, lorsque le train sera de retour sur le territoire belge. Le Train des 1.000 est une initiative commune de l’Institut des Vétérans-INIG, de la Fondation Auschwitz et de la FIR. Il commémore la victoire de la démocratie sur le nazisme.

Un voyage à Auschwitz représente bien plus qu’une « simple » visite des horreurs nazies. « Nous espérons que cette confrontation directe avec l’une des pages les plus sombres de l’Histoire fera naître une nouvelle conscience citoyenne chez les participants », nous confie un des organisateurs de cette initiative. « Nous espérons également qu’elle leur donnera un bagage à utiliser au moment de prendre des décisions susceptibles de contribuer à un avenir meilleur ».

L’Europe est aujourd’hui confrontée à une crise grave et les tentations populistes de repli sont nombreuses, particulièrement auprès de la jeunesse. Une initiative à l’image du Train des 1.000 doit leur permettre cette prise de conscience nécessaire face aux démagogues et leurs discours de haine. Durant ce voyage, ces jeunes Européens pourront mesurer des valeurs comme la démocratie, le respect, la tolérance et le civisme, en découvrant la réalité d’une société qui a choisi de ne pas soutenir ces mêmes valeurs à une époque.  

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