Le violoniste Jerrold Rubenstein s’en est allé

Considéré comme l’une des plus importantes figures du violon en Belgique, Jerrold Rubenstein est décédé ce mardi 6 décembre 2016 à Bruxelles.

Originaire de New York, diplômé de la Juilliard School où il étudia avec Louis Persinger et Ivan Galamian, avant de venir en Belgique étudier avec Arthur Grumiaux, Jerrold Rubenstein a commencé très rapidement sa carrière, d’abord pendant huit ans comme Violon-solo à l’Orchestre Symphonique de La Monnaie, avant de poursuivre pendant 18 ans comme Concertmaster de l’Orchestre National de Belgique. 

Soliste et chambriste de renom, on l’entendit en soliste dans la plupart des grands concertos ainsi qu’en musique de chambre compagnie de musiciens internationaux. Membre pendant 19 ans du Trio à Clavier de Belgique, de l’Ensemble Brahms puis de l’Ensemble Guarneri, il forma avec son épouse, la pianiste Dalia Ouziel, un duo qui pendant 50 ans s’est produit dans des salles prestigieuses dans les quatre coins du monde. 

 

Sa discographie comprend pas moins de 30 disques et CD salués par la presse internationale, tant en soliste qu’en musique de chambre, comprenant l’intégrale des concertos de Bach, Mozart, en Première Mondiale les Poèmes pour violon et orchestre d’Ysaye, et de nombreuses intégrales en sonate ou trio à clavier, auxquels s’ajoutent de nombreux enregistrements radiophoniques.

 

Sa personnalité rassembleuse et ses talents de pédagogue en ont fait un professeur très apprécié : il fut durant pendant 30 ans professeur de violon au Conservatoire royal d’Anvers, de même qu’à la Chapelle Musicale Reine-Elisabeth, aux Universités de Sao-Paolo et durant plusieurs années au Conservatoire supérieur d’Izmir. Il fut aussi à l’origine du Concours National de Violon Charles De Bériot qui attira plus de 100 jeunes violonistes par édition sur 15 ans d’existence. Fondateur du Festival Mozart à Waterloo, il a été directeur artistique des Concerts Astoria pendant 35 ans, durant lesquels près de 2.000 concerts furent organisés dans la capitale.

 

Les éditions Schott et International Music Company (New York) ont édité ses cadences pour les concertos de Mozart, de même que son édition de l’Andante de Ysaye qu’il enregistra en Première Mondiale.

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