Ce sont des actualités intéressantes mais qui n’offrent pas matière à de longs articles. Et comme il serait dommage de s’en priver, on les a regroupées…
A Londres, comme cela était prévisible* (et souhaitable), le chefaillon nazi, Joshua Bonehill-Paine a fait un bide. Il appellait à une “manifestation de masse” dans un quartier juif, Golders Green, afin d’y déchirer des drapeaux israéliens et brûler des exemplaires du Talmud.
Las, la police lui a ordonné de manifester plutôt au centre de la capitale, dans le quartier de Whitehall. Moyennant quoi, ce 4 juillet, ils n’étaient qu’une vingtaine à protester contre la “judaïsation” de Golders Green.
Encore avait-il fallu trois groupuscules pour parvenir à ce nombre : outre celui de J. Bonehill, il y avait là “’l’aile britannique” du mouvement nazi grec “Aube dorée” et quelques Polonais d’extrême droite unis par leur antisémitisme
Quant à l’organisateur, il était absent : inculpé en début de semaine pour incitation à la haine raciale, à cause de posts et de tweets antisémites sur les réseaux sociaux, il avait été condamné à rester en prison jusqu’au 13 juillet.
Entourés par 250 policiers, ceux qui étaient là brandissaient, qui un étendard confédéré, qui un drapeau palestinien, qui une bannière « White Pride » (Fierté blanche). Ils ont dû lancer des slogans haineux mais personne ne les a entendus.
Car les contre-manifestants, beaucoup plus nombreux que les racistes, 200 personnes environ,criaient aussi plus fort : « Nazis hors de nos rues » ou « Noirs, blancs, asiatiques, juifs, ensemble ».
Ceci étant, on ne peut pas dire que les appels lancés par « Golders Green Together» à la communauté juive, l’aient vraiment mobilisée. Ce qu’on peut considérer comme une autre preuve du peu de crainte qu’inspirent les pitres d’extrême-droite en Grande Bretagne
*http://www.cclj.be/actu/politique-societe/communaute-juive-entre-islamistes-et-nazis
Conversions et tribunaux à nouveau aux mains des haredim
Faire et défaire, c’est toujours gouverner. Selon le 1er Ministre Netanyahou, du moins. Son precedent gouvernement avait retiré aux ultra-orthodoxes le monopole des conversions et leur main-mise sur les tribunaux rabbiniques.
C’est qu’alors les haredim ne faisaient pas partie de la coalition au pouvoir. Mais ils y sont revenus après les législatives de janvier 2015. Et, pour prix de leur retour, ils ont obtenu, outre des sommes exorbitantes pour leurs institutions, l’annulation des décisions precedentes.
Ce qui a, du coup renvoyé environ 360 000 personnes en provenance de l’ex-URSS reconnues comme Israéliens par la Loi du Retour à un statut de citoyen de seconde zone parce que la loi religieuse, telle qu’interprétée par les haredim, ne les considère pas comme Juifs.
Et suscité la colère du president de l’Agence juive, Natan Sharansky, pourtant lui même membre du Likoud mais qui est originaire de Russie. Furieux aussi, les ministre de « Maison Juive », le parti sioniste religieux, ennemi juré des ultra-orthodoxes.
Tout comme les Juifs américains où dominent les religieux libéraux ou « conservative » beaucoup plus ouverts en matière de conversion. Un état d’esprit que résume fort bien le quotidien Haaretz :
« La prochaine fois que le Premier ministre exhortera les juifs du monde entier à immigrer dans leur “foyer national”, il faudra se souvenir du jour où il a craché au visage de plus de 350 000 citoyens israéliens définis comme « sans religion » et qui remplissent toutes leurs obligations envers l’État »
Les Raéliens nomment Dieudonné «Guide honoraire de l’Humanité »
Entre pitres, on doit se soutenir, surtout si cela rapporte médiatiquement. C’est ce qu’a dû se dire Claude Vorilhon, ex-chanteur de charme, ex-journaliste sportif et actuellement prophète des Elohim, des extra-terrestres qui l’ont chargé de construire leur ambassade à Jérusalem en attendant leur proche retour.
Pfou ! Raël, comme il se fait appeler maintenant, est juste le gourou d’une secte régulièrement accusée de pédophilie et de mauvais traitements à enfants. Il use et abuse de la crédulité des illuminés qui le suivent pour le plus grand bonheur… de sa propre personne.
Il gère seul les finances de son mouvement (qui a engrangé une vingtaine de millions d’euros au fil des ans) ce qui lui permet de vivre dans le luxe. Il prône la « méditation sensuelle » qui permet d’accéder à « l’orgasme cosmique ».
Moyennant quoi il dispose de son propre harem, les « Anges de Raël ». Ce sont des jeunes femmes choisies pour leur physique et qui acceptent de se consacrer au bien être des Elohim. Et en attendant qu’ils arrivent, elles prennent en charge celui du Prophète….
Ce brave homme est ami de Dieudonné depuis 2005, au nom de la liberté d’opinion, bien entendu, même si leurs relations n’ont pas toujours été au beau fixe. Comme en 2009 lorsque le polémiste était candidat du parti antisioniste aux élections européennes.
Et comme Raël se proclame « sioniste » lui, il y a eu comme un froid. Mais tout cela est oublié. Vorhilon a fait une « quenelle » de soutien à l’ex-humoriste en 2013. Et à présent donc, cette nomination.
Pour l’heure, Dieudonné n’a pas encore accepté le titre. Il lui reste peut être une ombre de sens du ridicule. Plus probablement, il doit se demander si cela pourrait lui rapporter la seule chose qui l’intéresse, l’argent. Un autre point qu’il a en commun avec le gourou.
Taisez-vous, Elkabbach !
Dans le conflit qui oppose Marine Le Pen à son père, Jean-Pierre Elkabbach a choisi. En privé, certes, mais le journaliste, renommé pour sa jalouse indépendance vis à vis des puissants, surtout de droite et sa sourcilleuse objectivité, a choisi… Jean-Marie Le Pen.
L’information a d’abord été révélée par le journal « Valeurs Actuelles » puis confirmée par Marine Le Pen, qui semble prendre la chose avec humour : « C’est incroyable et c’est vrai. J.-P. Elkabbach a téléphoné à J.-M. Le Pen pour lui exprimer toute sa considération, tout son soutien »
« Je ne sais pas ce qui peut justifier cet amour soudain de Jean Pierre Elkabbach mais ça en dit long sur le personnage » Il est vrai que le journaliste et la Cheffe du FN ne s’entendent guère.
Au point qu’en mai de cette année, elle lui ait dit –hors antenne- qu’elle le considérait comme « le Jean-Marie Le Pen du journalisme ». Dur.
Mais de là à ce qu’Elkabbach se sente obligé de soutenir un ennemi de la démocratie, un antisémite rabique, grand copain de Dieudonné de surcroît, il devrait y avoir de la marge. Le journaliste a démenti par tweet en accusant Marine Le Pen d’être une « menteuse rancunière »
Celle-ci a répliqué, toujours sur Twitter, en affirmant que c’était son père qui racontait partout qu’Elkabbach l’avait appelé pour lui apporter son soutien. Un des deux ment, c’est bien certain mais lequel ?
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