Gregg et Ilan deviendront officiellement Bnei-Mitzva le 25 juin 2011. Ils ont décidé de nous faire partager ce qu’ils ont vécu ensemble cette année.
Chers lecteurs de Regards, nous sommes heureux et fiers de devenir bientôt Bnei-Mitzva. Pour nous, comme pour nos familles, il s’agit d’une étape très importante qui signifie que nous empruntons le chemin qui mène de l’enfance à l’âge de l’adolescence. La cérémonie qui va marquer symboliquement ce passage sera aussi le moment où nous dirons publiquement que nous revendiquons notre identité juive. Nous avons étudié cette année avec 15 autres Bnei-Mitzva, et c’était très intéressant de voir combien nos parcours pouvaient se ressembler ou, au contraire, être différents. Pour nous, devenir bar-mitzva, c’est aussi nous inscrire dans la chaine de la transmission, puisque nos pères et grands-pères l’ont faite avant nous. Même si nous sommes conscients de ne pas devenir des adultes du jour au lendemain, c’est tout de même un passage ou l’on sent qu’on grandit, qu’on peut assumer plus de responsabilités.
Ilan : Le judaïsme tient une place très importante dans ma vie, puisque je vais à l’école juive depuis que je suis tout petit, d’abord à Beth Aviv et maintenant à Ganenou. J’y ai rencontré mes meilleurs amis, et j’ai la chance de continuer à les voir même le week-end grâce à mon mouvement de jeunesse, le Dror, où l’on passe des moments inoubliables. C’est ma famille paternelle qui m’a transmis le judaïsme, et c’est d’ailleurs chez mes grands-parents que nous célébrons toutes les fêtes et le shabbat. C’est l’aspect familial et culturel qui nous intéresse le plus, et nous vivons un judaïsme qui n’est pas du tout religieux. D’ailleurs, si je vais à la synagogue, c’est juste pour fêter la « Bar » de mes copains, je ne me voyais donc pas y étudier. Comme mes amis, j’ai pourtant appris ma paracha, mais ce que j’ai apprécié, c’était d’en connaître le fond, le sens et pas juste de l’apprendre par cœur.
Gregg : Même si nous sommes une famille tout à fait laïque, mes parents sont très attachés au judaïsme et aux traditions. C’est mon origine, mes racines, le peuple auquel je me sens appartenir, et dans cette année de Bar-Mitzva, j’ai aimé les moments passés à interviewer mes grands-parents pour connaître l’histoire de ma famille. Nous ne fréquentons pas de synagogue, mais les fêtes juives restent des moments importants que nous partageons en famille, à la JJL ou avec des amis. En saisissant chaque prétexte pour ouvrir une parenthèse sur le judaïsme, mes parents et mes grands-parents ont voulu me transmettre cette identité et le goût d’en savoir plus. Le reste de mes connaissances, je le tiens de la JJL et du cours de Bar-Mitzva.
Ilan : Etre ouvert, accepter les gens comme ils sont, passer du temps avec nos proches, ce sont les valeurs les plus importantes et qui unissent les deux côtés de ma famille. Le judaïsme laïque nous laisse le choix de réfléchir sur nos traditions, notre histoire, la Torah, de remettre en question ou de ne garder que certaines pratiques. Parfois, les gens respectent un aspect du culte sans même plus se souvenir pourquoi. Pour moi, ce qui importe le plus, c’est le côté réflexion et compréhension, c’est donner du sens à ce que je fais.
Gregg : Aujourd’hui, je comprends que je suis un maillon dans la chaîne de la transmission du judaïsme, et je sais que j’ai envie de perpétuer notre histoire et nos traditions. Ma mémoire, ma vie sont imprégnées de judaïsme, et je me dois de continuer pour honorer mes ancêtres et que le peuple juif poursuive sa route. Je sais aussi que je vis dans un pays où la majorité des gens ne sont pas juifs. Si je veux préserver mes origines comme un trésor, je crois aussi que même si nous sommes tous différents, nous sommes tous égaux. Nous avons tous les mêmes racines lointaines, nous sommes tous frères et nous devons apprendre à nous respecter.
Gregg et Ilan : Grâce à tout ce qu’on a appris en s’amusant, c’est une année qu’on n’est pas prêts d’oublier !!!
Une réunion d’information destinée aux parents et aux enfants se déroulera le mardi 13 septembre 2011 à 19h15 au CCLJ.
Plus d’infos : 02/543.02.85 ou mdj@cclj.be
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