En Belgique, en ce moment, on a les agités du bocal de « Sharia4Belgium » : haineux, racistes, misogynes, fantasmant sur l’idée d’imposer leur règles moyenâgeuses. Rien que les intégristes juifs ne pourraient applaudir. La preuve en trois anecdotes.
Cela s’est passé voici une dizaine de jours, à Méa Shearim, quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem : les habitants du lieu gueulent contre les voitures qui roulent le shabbat, bloquent les rues ou jettent des pierres. Routine du samedi.
Après une heure ou deux, une cinquantaine d’étudiants aussi pieux qu’érudits commencent à s’ennuyer. Quel jeune n’a pas de fourmis dans les jambes ? Et voici que, grâce à Dieu, passe un vieil Arabe. Aussitôt, ils l’entourent, l’insultent copieusement, lui jettent des ordures.
Un Israélien s’interpose. Il se fait lui aussi houspiller et traiter de « gauchiste puant ». Un peu plus tard, nouvelle occasion de se distraire : cette fois, c’est une femme arabe avec deux enfants. Nos jeunes dévots les frappent de leurs ceintures en braillant « Mort aux Arabes ».
Appelés pour l’incident précédent, les gardes-frontières arrivent et dispersant la foule en se faisant, comme d’habitude, traiter de nazis. On vient de parler de police. Continuons. A New York, cette fois.
C’est l’histoire d’un Juif ultra-orthodoxe de 38 ans désireux d’y entrer, dans la police*. Notons que, à l’inverse de ses homologues israéliens, il ne veut pas mener une vie de parasite, vivre d’allocations ou aux crochets de son épouse.
Va donc pour le NYPD (New York Police Department). Il satisfait à tous les critères et réussit les différentes épreuves. Puis, à un mois d’obtenir son insigne, il est refusé. Malgré plusieurs discussions et de nombreux avertissements, il refuse de tailler l’imposante barbe que son Dieu lui impose d’arborer.
Or, les Goyim bornés qui dirigent la police de New York exigent que leurs agents soient rasés de près. Néanmoins, soucieux d’intégrer les membres des innombrables minorités de la ville, le NYPD autorise les barbes pour raisons religieuses.
A condition toutefois qu’elles ne dépassent pas un milimètre. Inacceptable pour notre homme. Son avocat a donc porté plainte pour « discrimination religieuse ». La police new yorkaise rétorque que ses règles sont « raisonnables et étaient connues du plaignant ».
Elle fait surtout remarquer que, depuis 2006, elle a engagé une vingtaine d’ultra-orthodoxes qui comprennent, eux, le sens du terme « accommodement raisonnable » et font de l’excellent travail.
« Si c’était assez bon pour Abraham, c’est assez bon pour nous »
Toujours à New York, cette beaucoup moins amusante histoire de circoncision** : pour un ultra-orthodoxe, se faire couper le prépuce est encore plus important que de porter la barbe. En théorie, toutefois, le nouveau-né n’est pas supposé tomber gravement malade après la cérémonie.
Et encore moins mourir. Ce sont pourtant pas moins de 11 bébés qui ont souffert de sérieuses infections cette dernière décennie. Et deux en sont morts. Tous dans le même quartier. Tous avec le même rabbin circonciseur. Tous circoncis selon le même rituel spécifique.
Lequel, nommé « Metzitzah b’peh », pratique la succion orogénitale : le « mohel » (circonciseur) suce le sang perlant du sexe du bébé pour désinfecter la plaie. Quelque peu primitive et assez rare, cette tradition remonte à la plus ancienne période biblique.
Précisément : « Si c’était assez bon pour Abraham, c’est assez bon pour nous » raisonnent dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, les intégristes. Cela va bien sauf quand, dans les jours qui suivent, 11 des bébés ainsi traités doivent être hospitalisés d’urgence.
Fortes fièvres, lésions dans la région génitale, lésions cérébrales pour deux d’entre eux et deux autres carrément décédés (le dernier en septembre 2011)… Enquête faite, le circonciseur était porteur du virus HSV-1, responsable de la plupart des herpès.
Ce brave homme l’ignorait bien sûr : le HSV-1 n’existait pas (ou était indétectable) du temps d’Abraham. Reste que, selon des estimations, il y aurait tout de même dans les 3.500 circoncisions avec « metzitzah b’peh » par an à New York…
Réaction d’un dirigeant de la secte Agoudat Israël, où se pratiquent la majorité de ces rituels : « Nous ne sommes pas inconscients de ce qui se passe (…) Mais le pire serait que les autorités décident de règlementer les circoncisions. Certains circonciseurs seraient tentés d’entrer en clandestinité ».
En clair, bébés morts ou pas, que les autorités non-ultra-orthodoxes ne viennent surtout pas fourrer leur nez dans nos saintes affaires… Bien sûr, à New York comme à Jérusalem comme à Bruxelles, il s’agit de gens isolés ou de groupuscules.
Et l’idée n’est certes pas de s’en prendre à l’ensemble des croyants. Mais cela ne rend pas ces excès ou ces folies plus tolérables. Le temps n’est-il pas venu pour que tous les démocrates s’unissent pour clamer : « Paix aux religions, guerre aux intégristes » ?
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