Les jeunes du CCLJ face aux politiques

A quelques mois des élections fédérales et européennes du 25 mai 2014, la Maison de la Jeunesse laïque juive (MJLJ) a décidé de rappeler quelques bases politiques à ses jeunes en invitant les présidents des jeunes des cinq principaux partis belges francophones. Pour faire du vote obligatoire un acte pleinement conscient, comme nous l’explique Benjamin Beeckmans, à l’initiative de ces rencontres.

C’est la seconde fois que la MJLJ propose aux jeunes politiques de venir parler aux jeunes en âge de voter. Y avait-il un manque dans ce domaine ?

Les précédentes rencontres avaient en effet eu lieu en avril 2012 avant les élections régionales. Le CCLJ avait d’ailleurs ensuite proposé aux candidats issus de la communauté juive de se présenter dans un petit spot vidéo diffusé ensuite sur le site. L’initiative est partie du conseil d’administration de la MJLJ. Nous nous sommes aperçus d’un manque de culture politique et plus généralement même d’éducation politique auprès de nos membres dont beaucoup allaient voter pour la première fois sans jamais avoir rencontré un homme ou une femme politique. Le fossé était d’autant plus grand que les rares politiques que nos jeunes connaissaient étaient ceux pour qui leurs parents votaient, des personnes donc relativement âgées et pas forcément du parti vers lequel ils auraient été enclins à porter leur premier vote. Voter est un acte citoyen essentiel. En faire un acte conscient en préparant de manière objective nos jeunes nous semblait donc correspondre pleinement au projet de la MJLJ. Nous trouvions aussi intéressant de rencontrer des jeunes qui ont fait le choix de l’engagement politique, plutôt que social, humanitaire ou associatif. 

Votre programme prévoit de rencontrer des politiques… jeunes. Est-ce un choix délibéré ?

Faire se rencontrer des jeunes avec d’autres jeunes était au cœur de cette initiative pour éliminer les barrières à la communication. Le ton des échanges, les mots utilisés sont ceux de jeunes de 20 ans et cela rend le tout beaucoup moins policé et faussé qu’à travers les filtres liés à la différence d’âge. Nous avons choisi d’inviter les présidents des mouvements de jeunes de chaque parti francophone, plutôt que les traditionnels candidats issus de la communauté. Nous souhaitons parler d’engagement citoyen avant d’entrer dans les débats communautaires. C’était le cas plus encore lors de la première édition où les enjeux étaient clairement locaux. Encore une fois, tous nos interlocuteurs ont répondu présents.

Chaque président sera directement confronté aux jeunes et répondra à leurs questions après avoir exposé ses idées. Quel public visez-vous ?

Nous visons tous les jeunes, issus de la communauté, mais pas seulement, tous ceux qui souhaitent s’informer de manière directe, à leur manière, à la veille d’un choix important et pour lequel ils sont souvent mal préparés. Ce sera aussi pour les jeunes présidents l’occasion de revenir sur les grandes positions de leur parti quant à l’antisémitisme en Belgique ou en Europe, quant à l’Etat d’Israël, et sur l’importance de ces élections fédérales et européennes. Rappelons encore que l’entrée à ces rencontres est libre.

Programme : Mardi 25 février 2014 à 20h : Mathieu Morelle (CdH) / 4 mars : David Cordonnier et Matthieu Grennez (PS) / 11 mars : Lora Nivesse (MR) / 18 mars : Guillaume Le Mayeur (Ecolo) / 25 mars : Jérôme De Mot (FDF).

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