Envie d’épater vos amis avec des informations peu connues sur les Jeux Olympiques ? Cet article est pour vous.
– Délégation : Israël a envoyé 38 athlètes aux JO de Londres. Lors de la cérémonie d’ouverture qui suit l’ordre alphabétique, ils ont été les 92e (sur 204) à défiler. La délégation était vêtue de bleu et blanc avec un mouchoir noir dans la pochette du veston en mémoire de la tuerie de Munich. Le porte-drapeau était Shahar Zubari, médaille de bronze en voile à Pékin 2008.
– Epreuves : Les Israéliens participeront aux épreuves de gymnastique artistique et rythmique, judo, natation, taekwondo, tir, voile et athlétisme.
– (Nouvelle) Mascotte : Cette année, Israël a une nouvelle mascotte : « Bébé Bamba ». Elle s’inspire d’une cacahuète de la marque Osem très appréciée là-bas. Cependant, tout le monde n’a pas apprécié cette dérive commerciale du Comité olympique israélien.
– Histoire : Depuis 1952, l’Etat juif a participé sans interruption aux JO. Une seule exception pour cause de « guerre froide » : les Jeux organisés à Moscou en 1980. Israël participe aussi aux JO d’hiver depuis 1994.
– Médailles : C’est en 1992 que la judoka Yaël Arad a remporté la première médaille (d’argent) israélienne. Depuis, Israël en a gagné une à chaque Olympiade, soit 7 en tout (1 or, 1 argent, 5 bronze).
– Espoirs : a minima, faire aussi bien cette fois-ci et, si possible dans un nouveau domaine. Les huit nageurs israéliens, dont deux sont soldats (Yaakov Tomarkin et Imri Ganiel), semblent avoir toutes leurs chances.
– Jeux Paralympiques : Ils se déroulent juste après les jeux et opposent des athlètes souffrant d’un handicap. C’est le deuxième spectacle le plus suivi du monde. Depuis leur création, voici 48 ans, Israël y a récolté 274 médailles (87 or, 96 argent et 91 bronze).
En 2012, la délégation israélienne paralympique comprend 25 hommes et femmes qui concourront en natation, cyclisme, ping-pong, tennis, marathon, tir de précision, etc.
– Anecdote : c’est un neurochirurgien juif allemand, Ludwig Guttmann (1899-1980), qui a inventé le concept de « handisport ». Il avait fui le nazisme en 1939 pour s’installer en Grande Bretagne.
Et, en 1944, le gouvernement le chargea de fonder un Centre de soins pour soldats handicapés. Pour leur redonner envie de vivre, il les incita à refaire du sport. Dans la foulée, il organisa pour eux des jeux nationaux en marge des JO de Londres… de 1948.
En 1956, il obtint du CIO l’organisation de « Jeux Paralympiques » dans la foulée des JO. Les premiers eurent lieu à Rome en 1960. Jean XXIII, le pape de l’époque, qualifia alors Guttmann de « Coubertin des handicapés ».
– Grande bouffe : ce sont les restaurants juifs de Londres qui fournissent la nourriture des quelques athlètes israéliens qui mangent casher. La majorité des autres se nourrit dans la gigantesque cantine du village olympique. En supplément : falafels, houmous et pittas à volonté.
– Sécurité : Les services de renseignement britannique prennent très au sérieux les risques d’attentats commandités par les « Gardiens de la Révolution » iraniens. Le Shin Bet a donc envoyés des agents pour protéger la délégation israélienne.
Israël a par contre qualifié de « description romanesque » l’information selon laquelle le Mossad aurait envoyé une équipe chargée de « neutraliser » une cellule terroriste du Hezbollah.
– Palestine : Depuis 1996, le Comité International Olympique invite d’office une délégation d’athlètes palestiniens, même s’ils sont en deçà des critères de sélection. Nouveauté cette année : le porte-drapeau de la délégation (5 athlètes), le judoka Maher Abu Rmilah s’est qualifié grâce à ses performances. Agé de 28 ans, il habite à Jérusalem-Est où ses parents tiennent une échoppe.
– Esprit olympique : leur refus de concourir face à des athlètes israéliens pose de gros problèmes à nombre de pays arabes. La Charte olympique précise en effet que « les Jeux sont des compétitions entre athlètes et non entre pays ».
Qui plus est le règlement précise que tout Etat qui se retire d’une compétition peut être suspendu et même interdit de participation aux futures compétitions.
– Egypte : Du coup, le pays des Pharaons nage dans l’ambiguïté, notamment pour le football où ses joueurs risquent de rencontrer l’équipe israélienne. Certains dirigeants olympiques refusent qu’un Egyptien rencontre un Israélien, car ce serait « une normalisation avec l’entité sioniste ». D’autres assurent que les membres de la délégation égyptienne « ont reçu consigne de participer à tous les matchs face aux Israéliens ». A suivre…
– Commentaires : les deux animateurs de la chaîne qatarie Al Jazzera Sports qui commentaient la cérémonie d’ouverture se sont tus à l’entrée de la délégation israélienne et n’ont repris la parole qu’à l’entrée de la suivante.
– Algérie : officiellement, les dirigeants de ce pays démentent que ses athlètes aient reçu l’ordre de boycotter les Israéliens. Mais ils sont tout de même embêtés : que se passerait-il si un Israélien et un Algérien gagnaient une médaille dans la même épreuve ?
Les deux se retrouveraient alors sur le même podium et l’Algérien devrait saluer le drapeau israélien ce qui « pourrait être compris comme le signe d’une reconnaissance d’Israël ».
– Liban : Deux judokas de ce pays ont refusé de s’entraîner sur le même tatami que les Israéliens. Les Libanais ont protesté jusqu’à ce que les organisateurs installent une barrière de séparation entre les deux équipes..
– Iran : la République islamique a créé une certaine surprise en déclarant vouloir se plier aux règles olympiques. Jusqu’à présent, ses athlètes se récusaient systématiquement s’ils devaient affronter des Israéliens.
Et, en mars de cette année, les Iraniens avaient fait grand tapage à propos du logo des Jeux : ils y lisaient le mot « Zion », preuve selon eux, que l’organisation olympique « était aux mains des sionistes et des francs-maçons ».
Tout cela n’a pas empêché le secrétaire général du comité olympique iranien, Bahram Afsharzadeh, de déclarer, ce 24 juillet : « Nous allons suivre l’esprit sportif et jouer contre tous les pays. Aux JO, tout le monde travaille ensemble dans l’amitié. La solidarité est très importante ».
Il avait même précisé que si une minute de silence en hommage aux Israéliens tués aux JO de Munich en 1972 à Munich était instaurée, ses athlètes la respecteraient. Reste à voir si, sur le terrain, au moment de rencontrer des Israéliens, les Iraniens ne seront pas tous brutalement frappé par l’une ou l’autre maladie… Enfin, l’important, c’est de participer…
]]>