Face aux salafistes et leur haine des Juifs, Habib Kazdaghli et d’autres démocrates tunisiens ne craignent pas de rappeler la contribution juive à la Tunisie.
Selon Habib Kazdaghli, historien et doyen de la faculté de lettres de l’Université de Tunis (La Manouba), cet enjeu de mémoire n’est pas seulement un mot d’ordre : il est déterminant, car la vision plurielle du passé tunisien peut préfigurer l’avenir démocratique de ce pays. Le discours antisémite des salafistes risque d’exclure tout Tunisien qui ne partage pas leur vision du monde archaïque et rétrograde de la société.
Nous avons rencontré cet universitaire tunisien à l’occasion de sa participation à la journée d’étude sur la réappropriation du discours anti-juif chrétien dans le monde musulman organisée le 4 juin 2012 par le Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité (CIERL) de l’Université libre de Bruxelles.
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