Le Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ) constate avec douleur et consternation l’escalade de la violence entre Israël et le Liban. Le gouvernement libanais n’a jamais eu les moyens d’appliquer la résolution 1.559 des Nations Unies, appelant au respect de sa souveraineté et au désarmement des milices armées sur son territoire. Le Hezbollah, qui constitue un véritable Etat dans l’Etat, continue donc, en toute impunité, de prendre pour cible le nord du territoire israélien depuis le retrait de Tsahal du Liban en 2000. Animé d’une idéologie ouvertement haineuse et meurtrière à l’égard d’Israël, il dispose de 10.000 à 15.000 roquettes et du soutien logistique de Damas et de Téhéran. En dépit de l’injonction de l’ONU et du retrait syrien du Liban, le président Bachar el-Assad n’a jamais consenti à mettre un terme à l’exercice de son influence tutélaire sur son voisin libanais ou à l’utilisation des miliciens du Parti de Dieu pour frapper l’Etat d’Israël. Quant au président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, il a proféré de nombreux appels à la haine à l’encontre de Jérusalem et répété à plusieurs reprises sa volonté de voir disparaître l’Etat hébreu. Le Centre Communautaire Laïc Juif rappelle que seule la restauration de la souveraineté et de l’autorité de l’Etat libanais sur l’ensemble de son territoire permettra d’éviter que la crise actuelle ne se transforme en une véritable guerre régionale. La folie meurtrière du Hezbollah a déjà précipité la région dans un nouveau bain de larmes et de sang. En Israël et au Liban, les civils paient, comme toujours, le tribut le plus lourd, et pleurent déjà leurs morts et leurs blessés tandis que les centres urbains ressemblent à des villes mortes. Les populations libanaise et israélienne ne peuvent plus être les otages des intérêts stratégiques des régimes syrien et iranien. Le Centre Communautaire Laïc Juif rappelle également que le droit légitime d’Israël à se défendre ne doit pas pour autant occulter la nécessité de trouver un compromis juste et équitable avec les Palestiniens. L’instrumentalisation du conflit par des groupes terroristes, tels que le Hezbollah, totalement étrangers à la problématique israélo-palestinienne et au service de puissances qui ne reconnaissent pas la légitimité de l’existence de l’Etat hébreu, dessert la cause de la paix et éloigne toutes les parties d’une solution globale aux termes de laquelle Israël et le futur Etat palestinien pourront vivre côte à côte. Israéliens et Palestiniens se connaissent trop bien pour feindre d’ignorer qu’ils devront trouver ensemble un compromis pour vivre, sinon dans la concorde, au moins dans la paix, et qu’il leur faudra, à cette fin, revenir à la table des négociations. N’offrons pas aux extrémistes l’opportunité de laisser la violence triompher.
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