L’invention- miracle du Dr Messie*

Des millénaires que l’on cherchait un remède à la ronchonnopathie, cette tueuse de ménages. Des siècles que rien ne fonctionnait. Des décennies qu’on y avait quasi renoncé. Jusqu’à ce que Nyxoah, une firme belgo-israélienne ne trouve LA solution. Une découverte qui va révolutionner la vie de millions de couples

Que celle (ou celui) qui n’a jamais été excédée par la ronchonnopathie de l’être qui partage son lit, retourne se coucher, elle ne connait pas….  Minute, minute. Elle sonne bizarre, cette phrase, non ? Ah bien, oui, c’est évident. Rectifions sur le champ :

C’est « ronchopathie » qu’il fallait lire et non « ronchonno… », l’internaute avait corrigé de lui-même. Toujours la même histoire : on veut étaler sa culture et voilà le résultat. Alors qu’il est si simple d’écrire « ronflement » comme tout le monde.

D’autant que, quelque soit son nom, la chose est crispante. Irritante,  horripilante. Et surtout absolument injuste. C’est lui (statistiquement, la ronfleuse est plutôt un homme) qui ronfle et c’est elle qui ne dort pas. Ce toupet !

 

Oui, présenté de la sorte, cela prête à sourire.  Sauf lorsqu’on est couché à côté de quelqu’un que l’on croyait jusqu’alors aimer et auquel on est à présent prêt à infliger les pires sévices si cela peut lui couper le sifflet.

Là, cela est d’autant moins amusant qu’un ronflement « moyen » varie entre 45 et 60 décibels (dB), soit le bruit d’une conversation normale, tout de même. Quant au ronflement « majeur », il frôle les 100 dB, le boucan minimum d’une discothèque. Ou d’un marteau-piqueur dans la rue.

Si on précise qu’environ  45 % des adultes ronflent de temps en temps, que  25 % sont des ronfleurs réguliers et que 10 % font dans le vrombissement majeur, on peut s’avancer jusqu’à parler de Fait de Société.

Déjà, le Ronfleur, qui n’en peut pourtant mais, est souvent un objet de moquerie voire de dérision de la part de son conjoint. Il peut aussi souffrir des dommages physiques : sifflements aigus dans l’oreille, nez pincé, épaule secouée avec violence, coups de pieds dans le tibia….

Voire d’expulsion brutale du lit commun avec toutes les conséquences démographiques que l’on imagine. Et comment se plaindre ? Ronfler ne nuit pas gravement à la santé du ronfleur alors qu’à côté, on souffre de troublesréguliers  du sommeil voire d’insomnies chroniques.

Et, dès lors qu’on n’envisage pas le divorce, que peut-on faire ? Posée depuis des millénaires, la question n’a toujours pas obtenu de réponses vraiment satisfaisantes. Gouttes, crèmes ou sprays sont d’une utilité limitée.

Peu utiles aussi, les systèmes (balle de ping pong, cales en mousse, décharges électriques…) obligeant le ronfleur à changer de position et surtout à ne pas dormir sur le dos.  De même pour des accessoires qui ont souvent un côté instruments de torture.

Dilatateur nasal, avancée mandibulaire, masques divers… A moins d’être adepte de Sacher Masoch, cela va un moment et puis…. Et puis il y a la chirurgie, classique ou par laser. Mais qui ne marche que dans 70% des cas.

Le plus efficace : se coucher avant l’autre…

Sinon, il y a ce qui reste sans doute le système le moins coûteux et le moins contraignant : se coucher avant l’autre et prier afin d’être dans un sommeil assez profond pour que ses grondements ne vous réveillent pas.

Enfin, on en était là jusqu’à ce que le Docteur Adi Mashiach n’ait l’illumination qui lui a permis de concevoir  son invention miracle. Pour bien la comprendre, il faut connaître la réponse à cette question de base : pourquoi diable ronfle-t-on ?

En fait, (et en simplifié) lorsqu’on s’endort, le muscle de la langue se relâche et parfois il prend trop de place, l’imbécile. Du coup, il bloque en partie le passage de l’air et vibre avec plus ou moins d’harmonie  à chaque inspiration.

Arrive donc A. Mashiach, diplômé à la fois en médecine et en sciences informatiques,  cofondateur et PDG d’une société belgo-israélienne Nyxoa, spécialisée dans la recherche de solutions contre l’apnée du sommeil**

En, en cherchant à mieux soigner cette maladie, il a réglé le problème du ronflement : il suffit de placer un implant ultra-miniaturisé à l’arrière de la langue. Une opération d’un quart d’heure, l’implant mesure 20 mm de long et 2,5 de large…

Après quoi, chaque soir, le futur ex-ronfleur n’a plus qu’à se coller sous le menton un patch doté d’une petite batterie. Le système envoie alors des impulsions électromagnétiques qui stimulent les nerfs de la langue.

Dit autrement, le muscle ne se relâche plus, ne s’étale plus et ne bloque donc plus la respiration. Efficace, simple, élégant, peu coûteux, que veut le peuple ? Savoir si la Mutuelle rembourse ?

Oui, et bien, le peuple (une de ses moitiés, surtout ) devra patienter encore un peu. Le processus est au point, les brevets sont déposés et les premiers implants le seront eux aussi dès l’an prochain aux Etats-Unis.

L’arrivée en Europe est prévue début 2015 en commençant par la Belgique, ce qui est la moindre des choses.  Et, en 2016, le Prix Nobel de médecine devrait être attribué au Dr  Mashiach.

Et rien ne serait plus mérité : son invention, qui va sauver la paix de centaines de millions de ménages, vaut bien celle de la dynamite, non ? Et elle est tellement moins bruyante….  

*D’accord, le jeu de mots est un peu lourd (« Mashiach » veut dire « Messie » en hébreu) mais si cela fait un bon titre…

*Apnée du sommeil : c’est un trouble du sommeil parfois grave qui se caractérise par un ralentissement ou un arrêt du flux respiratoire. Parmi ses symptômes figurent les ronflements…

Article très librement inspiré de : .http://www.lemondejuif.info/sante-firme-israelo-belge-cree-implant-contre-les-ronflements-lapnee/

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