Tuer le président des Etats-Unis ! Le Saint Graal pour tout extrémiste. Américains et Israéliens donc ont pris toutes les mesures possibles et imaginables pour le protéger. En sachant fort bien qu’aucun bouclier n’est impénétrable.
Cela n’est pas arrivé souvent mais tout de même. : 4 des 44 Présidents des Etats-Unis ont été assassinés : Abraham Lincoln (1865), James A. Garfield, William Mc Kinley (1901) et John F. Kennedy (1963).
On notera qu’aucun n’a été tué à l’étranger et les services secrets américains comme israéliens n’ont aucune envie que cela se produise lors de la première visite officielle de Barack Obama en Israël du 20 au 22 mars.
Les deux pays « planchent » sur sa protection depuis plus d’un mois, ils ont passé en revue tous les scenarii catastrophe auxquels ils ont pu songer. Et, en théorie, ils ont déployé tous les moyens concevables pour les éviter d’où qu’ils puissent venir.
Car il n’y a pas que les terroristes palestiniens. Ils doivent aussi prendre en compte les membres de la nébuleuse Al Qaïda présents en Irak, en Syrie, dans le Sinaï… Sans oublier les extrémistes juifs.
Selon un sondage publié le 15 de ce mois, il n’y a que 33% des Israéliens qui apprécient l’actuel dirigeant de la Maison Blanche. Et 17% « éprouvent de la haine » à son égard »… Les dirigeants de l’Etat juif ont donc déployé les grands moyens.
15.000 policiers ont donc été déployés partout où passera Obama. 5.000 formeront un « premier cercle » autour de lui en l’accompagnant en permanence ainsi que son entourage de 600 personnes.
Sans parler des forces de sécurité intérieure (Shin Beth) et de diverses unités d’élites, en réserve, prêtes à intervenir. En guise de « deuxième cercle », il y aura les centaines de membres du « Secret Service » américain qui entourent en permanence le Président.
B. Obama arrivera à l’aéroport Ben Gourion à bord de son avion hyper-sécurisé, le célèbre « Air Force One » protégé par de plusieurs escadrilles de chasseurs. De là, il rejoindra Jérusalem à bord de « Marine One » un des 18 hélicoptères présidentiels
Celui-ci est équipé de toutes les contremesures anti-missiles concevables et, pour faire bonne mesure, vole toujours entouré de cinq autres appareils servant de leurres. Une fois arrivé dans la ville sainte, il séjournera à l’hôtel King David sous la protection de 3.000 policiers.
Les cuisines de l’hôtel seront placées sous la surveillance du Shin Beth et ses repas seront testés par un goûteur du Secret Service. Une immense grue a aussi été mise en place pour évacuer B. Obama au moindre problème.
Mieux que la Batmobile
Restent le moment dangereux des déplacements en voiture. Le Président circulera au sein d’un cortège d’environ 60 véhicules, pour la plupart des 4×4 aux vitres teintées et bourrées d’hommes en armes. Des policiers auront pris place tout au long du trajet
A chaque carrefour, des motards bloqueront la circulation afin de laisser passer le convoi. Et si malgré cela, des gens malintentionnés parviennent tout de même à s’en prendre à la voiture présidentielle, ils ne seront pas au bout de leurs peines.
Car, à part la Batmobile –et encore-, aucun véhicule n’est aussi sécurisé que celui de B. Obama, une Cadillac surnommée « The Beast », « La Bête » par le Secret Service. Si vous aviez envisagé de placer une bombe sur le parcours, oubliez : le châssis est en acier renforcé de 12 cm.
Y aller à la kalachnikov ? Hin, hin : vitres blindées. Lancer un gaz chimique voire un agent biologique ? La voiture est étanche et, avant que vous n’émettiez la suggestion, elle est aussi équipée de son propre système anti-incendie.
Quelques roquettes ? La carrosserie, les portes et si déjà, le réservoir d’essence, sont recouverts d’un alliage de titane et d’acier de 20 cm. Inutile de tirer dans les pneus, ils sont en kevlar renforcé.
Maintenant, soyons fous : vous arrivez tout de même à les crever. La voiture n’en ralentira pas pour si peu : elle dispose de jantes en acier. Et si la foule en fureur se rue sur le véhicule ? « La Bête » possède des canons à gaz lacrymogènes et quelques autres petits gadgets.
Tout comme l’hélicoptère. Ah, on ne vous avait pas parlé de l’hélico qui survole en permanence le convoi ? Et bien, voilà qui est fait. Cependant, en dépit de ce luxe inouï de précautions, tous les responsables de la sécurité se rongent les ongles jusqu’au sang.
Ils savent qu’avec beaucoup de détermination et un brin de réussite, un individu peut mettre en danger l’homme le mieux protégé du monde. A preuve, en dépit de mesures de sécurité à peine moins strictes, John W. Hinckley parvint à tirer sur Ronald Reagan.
A six reprises. C’était en 1981, à Washington même. Reagan eut de la chance : son agresseur visait comme une savate. Aucune des balles de Hinckley ne le touchèrent. Cependant, une d’entre elles ricocha sur la vitre blindée de sa voiture (comme quoi…) et le blessa.
Plus près de nous, en 2005, une grenade fut lancée contre G.W. Bush lors d’une visite en Géorgie. Non armée, elle n’explosa pas. Et en 2008, à Bagdad, un journaliste irakien parvint à lancer deux chaussures contre le même Bush avant d’être immobilisé.
A chaque fois, le pire a été possible et le Président des Etats-Unis aurait pu y laisser la vie. C’est pourquoi, le 23 mars, lorsque Barack Obama sera arrivé en Jordanie, beaucoup en Israël, pousseront un immense soupir de soulagement.
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