Pessah : Fêtons ensemble la liberté

Le mardi 26 mars à 19h, nous célébrerons le deuxième Seder de Pessah au CCLJ. Une soirée pour faire revivre l’histoire de l’esclavage des Bnei-Israël en Egypte et fêter leur libération. Ce moment-clé du calendrier juif ne doit pas être qu’une commémoration, mais doit au contraire nous pousser à nous interroger sur la valeur de la liberté.

Les recherches historiques et archéologiques tendent à montrer que le récit de Pessah ne serait pas vraisemblable. Les différents « miracles » et prodiges tels que les dix plaies ou même l’ouverture de la Mer Rouge peuvent aujourd’hui s’expliquer par la science. Malgré cela, de nombreuses contradictions subsistent.

On ne trouve en effet aucune trace concrète de l’Exode, alors qu’un mouvement de population aussi important (on parle de deux millions de personnes) aurait dû se retrouver dans des documents, des œuvres d’art ou des inscriptions de l’époque. Quant à la survie des Bnei-Israël dans le désert pendant quarante ans, elle semble très hypothétique. De la même manière, on suppose que la sortie d’Egypte se serait déroulée sous le règne du Pharaon Ramsès II, c’est-à-dire vers 1200 av. J.-C., alors que la prise de possession de la terre de Canaan par les Hébreux s’est déroulée 300 ans plus tôt. Josué aurait-il vécu avant Moïse ?

Au-delà de la crédibilité du récit, c’est son sens qui importe. Comme dans toutes les célébrations de fêtes juives, nous essayons d’y puiser un enseignement universel qui donne à des histoires parfois tragiques, parfois héroïques, une portée morale par laquelle nous pouvons tous nous sentir concernés.

Participation active

Nous qui savons combien la liberté est un trésor, nous devons en être les gardiens attentifs et ne pas nous réjouir de la liberté de notre seul peuple. C’est notre devoir en tant que Juifs de veiller à ce que nulle part dans le monde, un homme, une femme, un enfant ne souffre de l’esclavage. Chaque fois que les droits élémentaires d’un autre sont bafoués, nous nous devons de réagir avec force. Voilà l’enseignement de Pessah.

C’est pourquoi, chaque année, de génération en génération, chaque Juif répète à ses enfants « Souviens-toi que tu as été esclave en Egypte ». Il faut raconter la Hagada et faire vivre son histoire comme si nous en étions les protagonistes. Nous devons nous considérer comme ayant été chacun, personnellement, sauvé de l’esclavage.

Toute la famille, tous âges confondus, doit participer au Seder et cette participation ne peut être passive.

Loin de la célébration traditionnelle où le grand-père marmonne la Hagada à la vitesse de la lumière sans que personne n’y prête vraiment attention, nous essayons au CCLJ d’en faire une lecture moderne et compréhensible par tous.

En suivant le Seder et en rendant son déroulement plein de sens, nous espérons faire prendre conscience aux petits et aux grands de l’importance de ce cérémonial.

Grâce aux chants et à la participation active de tous, le Seder de Pessah devient un moment où nous nous réapproprions notre histoire dans le plaisir, la convivialité et la joie. 

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