Maman : trentenaire un peu débordée
Enfants : un ptit gars de 7 ans et 3 mois, une blondinette de 4 ans et 2 mois, de retour de vacances.
J’ai, comme beaucoup, entendu toutes les histoires au sujet des belles-mères. En me mariant pourtant, j’étais convaincue d’y échapper. Pourquoi diable, c’est vrai, mères et belles-mères ne pourraient-elles pas s’entendre ? Comme les petites filles aiment porter des sacs à main et les petits garçons jouent aux voitures, existerait-il un phénomène inné de mésentente ? Je ne voulais pas, moi, être de celles-là. « Ma belle-mère est comme elle est, et je dois l’accepter, avec ses bons et ses moins bons côtés », me suis-je toujours répété façon méthode Coué.
Mais il faut avouer que ce n’est pas simple et que les vacances sont un moment idéal pour s’en rendre compte. Nous sommes pourtant partis confiants, en dépit de quelques petites appréhensions. Israël pour faire le plein de soleil et le plein de famille, le rêve pour les enfants. Les cousins et la mer auront d’ailleurs comblé toutes leurs attentes.
Nous avons préféré garder pour nous les remarques et sous-entendus des beaux-parents, chez qui, tout de même, nous séjournions. Pas simple de se retenir, pas facile de ne pas répondre pour maintenir la bonne ambiance. D’encaisser comme si de rien n’était, ou presque. D’assister, impuissante, aux différences de traitement entre les petits-enfants. Les uns sont merveilleux et brillants à chaque instant, les autres ont certes des qualités, mais qui ne valent pas la peine d’être soulignées. Le passage au vélo deux roues ? On s’en doutait. La nage sans bouées ? Il était prêt. Tout est normal, tout passe inaperçu. Ce qui sort du cadre, par contre, doit être relevé et corrigé au plus vite.
Rester calme, discret, ne pas déranger, ne pas attirer les regards. La bonne ambiance finit par avoir du plomb dans l’aile. Si les enfants continuent de s’amuser, je redoute déjà moi le prochain écart, la prochaine remontrance. Les belles-mères n’accorderaient-elles de l’attention qu’aux enfants de leurs filles -qu’elles considèrent parfois, disent même certains, comme leurs propres enfants-, quitte à négliger ceux de leurs fils ? A moins que cette explication ne soit valable que pour les belles-mères… juives ?
Les vacances ne se sont donc pas passées comme prévu. Loin de nous la détente et l’insouciance. Bienvenue dans la casserole à pression. Mais je ne m’avoue pas pour autant vaincue. J’espère même qu’un jour, la situation changera. Peut-être pas tout de suite, mais on y retournera. Dans la famille. Ou pas.
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