Hanoucca et les fêtes de fin d’année sont l’occasion de faire découvrir aux enfants et aux adultes ce que l’édition jeunesse a de mieux à nous offrir sur le plan culturel juif.
Batia Kolton, Chaîne d’or. Les plus beaux poèmes d’Israël pour enfants de Bialik à Gefen, Memo
Voici la traduction inespérée d’un ouvrage publié en Israël, en 2007, sous le titre de Sharsheret zahavet qui aura été possible grâce au Centre national du livre, à Paris.
On y découvre avec bonheur un florilège de poèmes pour enfants, en hébreu, qui ont bercé trois générations d’Israéliens, celle de Chaïm Nachman Bialik, et d’autres poètes nés en Europe de l’Est entre 1873-1899 et qui ont fait leur alya par la suite; celle de Nathan Alterman et de Léa Goldberg dont on fête cette année, en Israël, le 100e anniversaire de la mort et pour qui les valeurs morales de cet Etat juif naissant et balbutiant passaient par la poésie; et enfin, celle de poètes nés entre 1926 et 1947 : Nurit Zarkhi, Noémie Shemer, (la compositrice de Yerushalayim shel zahav), Yonatan Gefen, Tirtza Atar et Dahlia Ravikovitch, pour ne citer qu’eux. Tantôt tendres, tantôt graves et souvent drôles, ils traduisent l’esprit et l’idéal d’un pays, l’israélitude, s’il fallait l’appeler ainsi. Enfin, il faut saluer le grand talent de l’illustratrice Batia Kolton, aux dessins cocasses, aux traits fins et épurés, proches de la BD, qui a su mettre son univers au service de ces grands poètes. Batia Kolton est membre fondatrice du groupe Actus Tragicus qui rassemble les meilleurs illustrateurs et bédéistes israéliens, dont Rutu Modan (Prix Angoulême pour sonExit Wounds). Batia Kolton vient de signer avec l’auteur jeunesse Susie Morgenstern La chemise d’une femme heureuse, aux éditions Actes Sud Jeunesse.
Maurice Sendak, Mini-bibliothèque, traduit par Agnès Desarthes, l’école des loisirs
Jolie idée que de publier à nouveau ces quatre histoires sous la forme de livres miniatures : La soupe de poule au riz, Pascal, Un, deux, trois… etcetera ! etJ’adore les alligators. Maurice Sendak, l’auteur de Maxet les Maximonstreset illustrateur d’Histoires du paradis et d’ailleurs, a reçu en 1970 le Prix Hans Christian Andersen pour l’ensemble de son œuvre.
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