TAL, Rosée du matin

A tout juste 24 ans la chanteuse franco-israélienne Tal crée la sensation dans l’Hexagone avec son R’N’B chaud comme les braises. Son second CD A l’infini est si populaire qu’il est réédité en version « double », agrémenté de reprises acoustiques de ses hits chaloupés. Et depuis sa médiatisation dans l’émission « Danse avec les stars » sur TF1, même les parents ont adopté celle que l’on surnomme déjà la « Rihanna Française ».

Dé-bor-dée ! Entre les répétitions de sa tournée de printemps qui passe par un Palais des Sports à Paris et son job de doublage du dessin animé Lego : la grande aventure où elle interprète le personnage de Cooltag, Tal ne sait plus où donner de la tête. Son prénom hébreu se traduit par « rosée du matin », un prénom choisi par son père, un guitariste d’origine marocaine, et par sa mère, une chanteuse dont la famille yéménite a émigré en Israël. Pourtant, à ce jour, Tal ne s’est encore jamais produite au pays de ses ancêtres, mais elle souhaite ardemment y chanter : « Toute ma famille est là-bas », regrette-t-elle, « donc j’aimerais bien leur faire partager mon univers, car s’ils peuvent voir mes clips sur internet, ce n’est évidemment pas pareil ». En fait, depuis que son père et sa mère ont divorcé, lorsqu’elle avait un peu plus d’un an, Tal vit à Paris, même si elle avoue passer depuis toujours ses vacances au soleil de Binyamina, un village au nord d’Israël où est née sa mère et où vivent la plupart des membres de sa famille.

La fibre musicale, elle l’a reçue en héritage de ses parents musiciens. Aussi, tout naturellement à la fin de ses études secondaires, Tal décide de se consacrer pleinement à la chanson. C’est dans le piano-bar parisien où elle se produit que la chance va lui sourire. Elle rencontre la productrice-auteure, qui compose entre autres pour les chanteuses Laam, Nadiya, Lorie ou encore Eve Angeli, L’Aura Marciano. Ensemble, elles travaillent sur un premier 45 tours intitulé La musique est mon ange. Hélas, leur collaboration tourne court et l’album qui devait suivre ne verra pas le jour. Mais Tal est une battante, elle s’accroche à son rêve d’étoiles. Et le rêve finit par se réaliser lorsque le patron d’un grand label discographique qui assiste à l’un de ses concerts la remarque et lui offre d’auditionner pour lui. Quelques chansons piano-voix et toute la fraicheur de Tal achèvent de convaincre le boss de Warner France. Quelques jours plus tard, le contrat est signé et la chanteuse se voit offrir de se produire en première partie d’artistes aussi majeurs qu’Alicia Keys. Elle publie alors en 2012 son premier album de R’N’B à la française au titre-manifeste qui lui colle à la peau : Le droit de rêver. Quelque temps auparavant, le chanteur Jamaïcain Sean Paul subjugué par l’énergie de la belle avait accepté d’enregistre un duo avec elle intitulé « Waya Waya » qui figure en place de choix dans ce CD.

Ténacité et talent

La fraicheur de Tal s’impose bientôt sur les ondes, et très vite on la compare à Rihanna, la sexy chanteuse de la Barbade. Six mois plus tard, en duo avec Matt Pokora, elle va reprendre la chanson « Envole-moi » de Jean Jacques Goldman pour l’album-hommage Génération Goldman et déclarer toute son admiration pour la simplicité et les messages positifs du chanteur favori des Français qu’elle rencontre à cette occasion.

A l’automne dernier, on retrouvait Tal sur TF1 dans la 4e saison de l’émission télé « Danse avec les stars » où sa grâce naturelle n’a laissé aucun téléspectateur indifférent. Et si finalement elle a fini par être éliminée, elle aura fait preuve d’une rare ténacité et d’un véritable talent, provoquant l’admiration de tous. La jeune chanteuse va alors pleinement se consacrer à l’enregistrement de son second album. Sur ce disque, elle s’essaye à l’écriture avec succès, composant la chanson « Tombé du ciel ».

Intitulé A l’infini, ce CD se distingue par un duo remarqué avec le rappeur US Flo-Rida et une moisson de hits taillés pour la danse et l’évasion. D’ailleurs dans ses vidéos, Tal ne nous fait-elle pas voyager des rues de Manhattan aux palmiers de Miami ? Ces compositions aussi énergiques qu’insouciantes mêlent au R’N’B le reggae et la pop, sans oublier ces racines orientales qu’elle revendique avec fierté. Et c’est ainsi que la recette Tal emporte l’adhésion du public. Le succès est au rendez-vous, la preuve son label Warner va re-publier son 2e album en édition « collector’s » agrémenté d’un second CD bonus contenant des versions acoustiques de ses chansons ainsi qu’un duo inédit interprété en hébreu avec sa maman, Sem Azar : une reprise du standard israélien « Makom Ledeaga » du chanteur Matti Caspi. Et à partir du 14 mars prochain, Tal se lance dans une grande tournée qui passera le 18 mai par Forest National à Bruxelles, l’occasion de découvrir en live une chanteuse qui sait si bien séduire les ados… et leurs parents !

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