Toutes sur le pont !

A l’occasion de la 101e journée internationale des femmes, le Conseil des femmes francophones de Belgique avec le Vrouwenraad et la Marche Mondiale des Femmes organisent ce 8 mars 2012 à 12h30 un rassemblement sur le pont de Sainctelette à Bruxelles. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale où les femmes du monde entier expriment leur solidarité en se rassemblant sur un pont.

La 56e Commission sur le statut de la femme à l’ONU vient de se tenir à New York. Bien qu’il s’agisse de faire progresser la situation des femmes dans le monde, des forces conservatrices et religieuses exploitent ce type de rassemblement pour faire obstruction à toute avancée en la matière. Selon Viviane Teitelbaum, présidente du Conseil des femmes francophones de Belgique, « les lobbys religieux s’opposent aux droits des femmes et à l’égalité femme-homme. Ils font tout pour que certains termes, comme « droits sexuels » par exemple, ne soient pas inscrits dans les textes adoptés. De la même manière, ces lobbys s’opposent à ce qu’on aborde la question des pratiques religieuses ou culturelles portant préjudice aux femmes ».

Lors de ces grandes conférences onusiennes, des pays comme la Jordanie, l’Egypte et l’Iran ne cherchent pas à amender par écrit les textes proposés. « Ils interviennent oralement lors des débats en séance plénière pour s’opposer à des textes favorables aux droits des femmes », observe Viviane Teitelbaum.

La manifestation organisée ce 8 mars sur le pont de Sainctelette vise précisément à rappeler que les droits des femmes sont sous pression, et pas seulement dans des pays lointains. En Hongrie, le droit à l’avortement régresse et dans quatre Etats de l’Union européenne, l’avortement est encore interdit.

Cette année particulièrement marquée par la crise a incité le Conseil des femmes francophones de Belgique à mettre l’accent sur les conséquences de la crise sur les femmes. « Certaines mesures d’austérité et de rigueur risquent de ne toucher que les femmes », insiste Viviane Teitelbaum. « Nous savons que les restrictions en matière de crédit-temps, les nouvelles mesures en matière de chômage et de pensions, pèseront plus lourdement sur les femmes en Belgique comme dans les autres pays européens. Ce ne sont pas les plus précarisés qui doivent davantage payer la crise ».

Venez donc manifester ce jeudi 8 mars 2012 entre 12h30 et 13h30 place Sainctelette et faire entendre votre voix à Bruxelles. Drapeaux, fanions, trompettes et cloches sont les bienvenus ! 

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