Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné mardi Louis D., un habitant de Nivelles à vingt jours d’emprisonnement ferme et à une amende de 600€ pour avoir tenu des propos négationnistes dans un train circulant entre Nivelles et Bruxelles.
Ce septuagénaire avait notamment indiqué, en présence d’un policier en civil, que les chambres à gaz « homicides » des camps de concentration nazis relèvent de la propagande et que leur existence n’a jamais été prouvée. En audience publique, le 8 janvier dernier, l’homme avait réitéré de tels propos.
« La loi dit qu’on ne peut pas nier le génocide et je ne l’ai pas fait. Désolé, je sais encore lire !« , avait affirmé le Nivellois pour sa défense, en assurant qu’il n’avait jamais prononcé le mot « génocide » dans ce train, le 24 avril 2018.
Par contre, il a répété devant la présidente que selon lui, les chambres à gaz « homicides » sont un « mensonge très mal fait« , et qu’il s’agissait de caissons de décontamination pour le typhus. Il a par ailleurs répliqué aux réquisitions du ministère public -indigné d’entendre de tels propos- qu’on parlait aussi très peu des soldats allemands morts de faim « par la volonté du sioniste Eisenhower« …
Le jugement rendu mardi considère que remettre en cause l’existence des chambres à gaz « homicide » constitue bien une infraction à la loi du 23 mars 1995. Aucun sursis n’est octroyé pour assortir la peine de 20 jours de prison et de 600 euros d’amende infligée, le prévenu qui a réitéré de tels propos à l’audience ainsi que dans ses conclusions n’ayant manifesté aucune volonté d’amendement.
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