Un nouveau président au Service Social Juif

Le 12 juin 2012, l’assemblée générale a élu Bernard Libertalis comme nouveau président du Service Social Juif, suite à la démission d’Eliane Wieder.

Eliane Wieder n’est donc plus la présidente du Service Social Juif (SSJ), qu’elle a servi avec rigueur durant 44 ans et à laquelle le développement du SSJ est indissociablement lié. Elle restera toutefois membre du Bureau du SSJ et assurera la présidence du Comité de supervision de l’allocation des fonds de la Claims Conference pour le Programme d’Aide à domicile aux survivants de la Shoah.

Comme l’a souligné le nouveau président Bernard Libertalis, « Eliane, personnalité bien connue de notre communauté, personnifie le Service Social Juif d’hier et d’aujourd’hui. Le SSJ a été pour elle l’opportunité de réaliser pleinement la promesse qu’elle s’est faite au sortir de la guerre : servir la communauté ».

Né à Paris, Bernard Libertalis est un enfant caché dont le père est décédé à Auschwitz. Il est diplômé d’études supérieures en mathématiques, en économie et en administration.

Membre du conseil d’administration du SSJ depuis dix ans, il a exercé de hautes fonctions en France, ainsi que dans le cadre des Nations Unies, puis a été directeur à la Commission européenne.

Aide aux victimes de guerre

L’aide sociale bien sûr est parmi les orientations que le nouveau président souhaite imprimer au SSJ. La crise économique et sociale a pour conséquence d’aggraver le sort des personnes défavorisées. « Nos priorités restent donc l’aide matérielle, sociale et psychologique aux plus démunis (survivants de la Shoah, personnes âgées, jeunes) en préservant la gestion humaine », affirme-t-il. Pour ce qui concerne la lutte contre l’antisémitisme, « nous avons une tâche importante qui est l’aide psychologique aux victimes touchées directement par des actes d’antisémitisme ou traumatisées par ce climat. Nous serons vigilants et partie prenante, si nécessaire, dans les initiatives prises par le CCOJB dans ce domaine ».

Quant à l’aide à domicile pour les victimes de guerre, le SSJ a mis en place avec le soutien actif de la Claims Conference le Programme d’Aide à domicile pour les victimes de la guerre, depuis le début de l’année 2011. Cette activité mobilise de façon intensive l’ensemble des ressources tant au niveau matériel qu’humain. « Pour réaliser ce programme, il nous incombe d’atteindre une qualité de gestion irréprochable », souligne Bernard Libertalis, « ce qui nous oblige à adapter nos méthodes de traitement des dossiers, tout en veillant à respecter les critères de la Claims Conference pour la gestion des subventions allouées ».

Dans la foulée, le président rappelle quelques fleurons du SSJ : l’Ecole des devoirs, projet pilote belge qui fête ses dix ans d’existence; les aides apportées par le Centre médico-psychologique dans le secteur « enseignement »; le dynamisme du Club Amitié; l’expertise auprès des autorités compétentes en matière de reconnaissance des droits des victimes de la guerre, etc.

Solidement ancré dans le présent, Bernard Libertalis souhaite dans un premier temps consolider l’acquis, avant de développer plus encore le SSJ et de réfléchir aux structures et moyens appropriés pour assurer le devenir de l’Institution.

Reste à souhaiter au nouveau président et à la présidente d’honneur, Eliane Wieder, plein succès dans la réalisation de leurs objectifs !

Plus d’infos : 02/538.81.80 – Service Social Juif, 68 avenue Ducpétiaux, 1060 Bruxelles. 

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