Un téléphoniste de la centrale d’appels du centre de crise (1771) a été licencié jeudi par sa firme IPG pour avoir nié l’existence de l’État d’Israël dans une conversation sur le rapatriement de victimes israéliennes des attentats de Bruxelles.
L’affaire a été révélée par le site d’information néerlandophone Joods Actueel et confirmée par le centre de crise et la firme.
Les autorités israéliennes avaient proposé un avion pour rapatrier au moins deux de leurs ressortissants blessés dans les attentats du 22 mars à l’aéroport de Bruxelles-National et dans le métro bruxellois.
Avant de pouvoir quitter l’hôpital, une victime devait cependant recevoir une attestation des instances compétentes. Un bénévole du centre de coordination juif d’Anvers s’est donc renseigné sur la procédure à suivre en appelant le 1771, le numéro d’information du centre de crise du service public fédéral (SPF Intérieur).
En parlant avec son interlocuteur, le bénévole a constaté que celui-ci remplaçait systématiquement le nom d’Israël » par celui de Palestine. Le téléphoniste a ensuite affirmé qu’il ne connaissait pas l’État d’Israël, mais qu’il avait connaissance de « Juifs qui se sont établis en Palestine et occupent le territoire ».
« C’est inacceptable, nous regrettons ce qu’il s’est passé », a indiqué le porte-parole du centre de crise », Peter Mertens, à l’agence Belga.
« Nous avons pris des mesures pour que cela ne se reproduise pas. Nous nous distancions de ces propos qui vont à l’encontre des valeurs que nous défendons. Nous avons demandé à IPG (NDLR : une firme sous-traitante du centre de crise) de prendre les mesures nécessaires à l’encontre du travailleur concerné », a ajouté M. Mertens, tout en précisant qu’il s’agissait d’un « cas isolé ».
En début d’après-midi, IPG annonçait le licenciement de ce travailleur, « vu la gravité des faits ».
« Nous déplorons au plus au point qu’un travailleur ait systématiquement utilisé ‘Palestine’ pour nommer l’État d’Israël, lors du traitement d’un appel au centre de crise de l’Intérieur, et qu’il ait ainsi cherché la confrontation avec un bénévole juif. IPG se distancie totalement de ce comportement déplacé », a commenté Jac Vermeer, CEO d’IPG.
Il s’agit selon lui d’un « incident strictement individuel, qui ne cadre absolument pas avec les valeurs et les règles en vigueur chez IPG ». La firme a en outre « présenté des excuses à toutes les personnes qui ont pu se sentir offensées par le comportement de cet ex-collaborateur ».
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